Auteur/autrice : LA TECHNIQUE

  • Kenya : la tech de Nairobi attire les géants mondiaux du numérique

    La « Silicon Savannah » kényane confirme son statut de capitale technologique africaine. En l’espace d’une semaine, trois géants mondiaux du numérique — Microsoft, Google et Amazon Web Services — ont annoncé l’ouverture prochaine de centres de données dans la région de Nairobi, pour un investissement cumulé estimé à 3,5 milliards de dollars.

    Ces annonces s’inscrivent dans un contexte de forte demande en services cloud sur le continent africain, portée par la digitalisation accélérée des économies locales, l’essor du commerce en ligne et la multiplication des startups technologiques.

    Un écosystème startup en plein essor

    Le Kenya compte aujourd’hui plus de 400 startups actives, levant collectivement près de 800 millions de dollars par an. Des success stories comme M-Pesa, Twiga Foods ou Wasoko ont inspiré une nouvelle génération d’entrepreneurs africains. L’implantation des grands acteurs du cloud devrait encore renforcer cet écosystème en offrant des infrastructures de pointe à moindre coût.

  • Côte d’Ivoire : Abidjan veut devenir la capitale financière de l’Afrique subsaharienne

    Abidjan ne cache plus ses ambitions : devenir la place financière de référence en Afrique subsaharienne. La capitale économique ivoirienne a franchi une étape décisive cette semaine avec l’inauguration du nouveau siège de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) et l’annonce d’une série de réformes destinées à attirer les investisseurs étrangers.

    Le ministre ivoirien de l’Économie et des Finances a présenté un « Plan Abidjan Financial Hub » qui prévoit notamment la création d’une zone financière spéciale avec un régime fiscal avantageux, la simplification des procédures d’enregistrement des entreprises et le renforcement de la réglementation bancaire.

    La BRVM, locomotive régionale

    La Bourse Régionale, qui couvre les huit pays de l’UEMOA, a vu sa capitalisation boursière dépasser les 20 000 milliards de francs CFA en 2024, un record historique. Plusieurs sociétés multinationales envisagent désormais d’y coter leurs filiales africaines, signe d’une confiance accrue dans les marchés financiers de la sous-région.

  • L’Union Africaine adopte un plan ambitieux pour l’intégration économique du continent

    Les chefs d’État et de gouvernement des 55 membres de l’Union Africaine, réunis lors du sommet extraordinaire d’Addis-Abeba, ont adopté à l’unanimité un plan décennal sans précédent pour l’intégration économique du continent africain.

    Ce plan, baptisé « Agenda 2035 pour un Marché Unique Africain », prévoit des investissements cumulés de plus de 400 milliards de dollars dans les infrastructures de transport, l’énergie, le numérique et l’agriculture. Il s’inscrit dans le prolongement de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAF), entrée en vigueur en 2021.

    Des objectifs concrets et mesurables

    Parmi les grandes orientations du plan figurent : la suppression progressive de toutes les barrières tarifaires d’ici 2030, la création d’une monnaie de référence pour les échanges intra-africains, et le développement d’un corridor ferroviaire reliant Le Caire au Cap.

    « L’Afrique représente 1,4 milliard d’habitants et un PIB cumulé de 3 000 milliards de dollars. Il est temps que notre continent parle d’une seule voix sur la scène économique mondiale », a déclaré le président de la Commission de l’UA lors de la conférence de presse de clôture.

    Les défis à surmonter

    Les experts saluent l’ambition du projet mais soulignent les obstacles considérables : disparités de développement entre États membres, instabilités politiques dans certaines régions, et difficultés de financement. Le Fonds Monétaire International a néanmoins apporté son soutien de principe à la démarche.

  • Sénégal : le gouvernement lance le plus grand programme d’investissement de son histoire

    Le gouvernement sénégalais a officiellement lancé ce mardi son « Plan Sénégal Émergent 2030 », un programme d’investissement massif de 15 milliards de dollars échelonné sur cinq ans. Ce plan historique, présenté par le Premier ministre devant l’Assemblée nationale, marque un tournant dans la stratégie de développement du pays.

    Financé en grande partie par les recettes attendues de l’exploitation des champs pétroliers et gaziers offshore de Sangomar et Grand Tortue Ahmeyim, le programme cible en priorité les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’agriculture et des énergies renouvelables.

    Pétrole et gaz : le nouveau moteur de la croissance

    Avec une production pétrolière qui a débuté en 2024, le Sénégal s’est hissé au rang des nouveaux producteurs africains d’hydrocarbures. Les projections gouvernementales tablent sur des recettes annuelles de 2 à 3 milliards de dollars d’ici 2026, qui alimenteront directement le fonds souverain national.

    Les milieux économiques dakarois accueillent favorablement cette annonce, bien que certains économistes mettent en garde contre la dépendance aux ressources naturelles et appellent à une diversification accélérée de l’économie.

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